Europe

Vendredi 7 novembre 2008

C’est la fin d’une affaire qui aura opposé Varsovie à la Commission Européenne pendant 4 ans. En jeu, la survie des chantiers navals de Gdynia et Szcecin et la solution qu’a imposé Bruxelles et la mise en vente de ces chantiers. C’est le versement d’aides publiques par l’Etat aux chantiers en grande difficulté financière qui avait déclenché l’hire de la Commission qui jugeait une telle mesure anti-concurrentielle. Il était donc demandé à la Pologne de rembourser mais Varsovie ne l’entendait pas de cette oreille. S’en est suivi un véritable marathon fait de propositions et de contre-propositions. Mais une inconnue demeurre, l’emploi. En effet plusieurs dizaines de milliers d’emplois sont concernés et le plan de Bruxelles n’apporte aucune garantie de ce côté-la.

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Lundi 20 octobre 2008

L’hypothèse a été formulée par le Premier ministre polonais, Donald Tusk en personne. Le Président Français également en charge de la présidence l’Union européenne, pourrait se rendre en Pologne le 6 décembre. Au menu de cette visite d’Etat, dont les modalités restent encore à définir, obtenir du Président polonais, Lech Kaczynski sa signature au bas du traité européen de Lisbonne. Ratifié par le Parlement polonais en avril dernier, le document attend toujours la signature du dernier des jumeaux encore au pouvoir, eurosceptique convaincu. Autre évènement au programme, une éventuelle rencontre avec le Prix Nobel de la paix et ancien leader du fameux syndicat Solidarnosc, Lech Walesa.

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Vendredi 10 octobre 2008

Nicolas Sarkozy a reçu hier Donald Tusk, le Premier ministre polonais. Au programme des discussions, la crise financière et la préparation du prochain Conseil européen.

Varsovie, pour l’instant épargnée par le tsunami financier même si les risques existent, a pris l’engagement de ne pas manquer « à l’appel » si « une initiative était éventuellement prise par les pays européens ». Autre sujet de discussions entre la Pologne et la France, le fameux « paquet climatique » contesté par le gouvernement polonais. Son économie étant basée principalement sur le charbon, Varsovie s’insurge contre les efforts demandés par Bruxelles en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, au motif que cela menacerait sa croissance. Paris s’est montré inflexible sur cette question, le président francais indiquant son intention d’aboutir à un accord d’ici la fin de l’année.

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Jeudi 2 octobre 2008

Les chantiers polonais de Gdynia, Gdansk et Szszecin sont en bien mauvaises postures après que le gouvernement polonais ait « perdu la bataille » avec le Commission européenne, selon les propres termes du ministre polonais du Tresor, Alexander Grad, qui ajoute cependant « mais pas la guerre ». Mardi 30 septembre en effet, la commissaire européenne à la concurrence, Neelie Kroes, a annoncé qu’elle proposerait à Bruxelles « une decision négative »  sur le plan de sauvetage proposé par Varsovie. Il s’agit d’un coup dur pour le gouvernement polonais qui s’est engagé à sauver ses chantiers  et pour la Pologne en générale de par la forte charge émotionnelle prise par ce dossier. C’est en effet des chantiers de Gdansk, que le mouvement Solidarnosc est parti.

Les réactions ne se sont donc pas faites attendre, puisque le Ministre du Trésor a demandé, le lendemain, à la Commissaire de créer un groupe d’experts afin d’étudier de nouveau les plans de restructurations qu’elle a déjà rejetée et de faire parvenir « d’ici vendredi, sous forme écrite » ses remarques et analyses sur les plans proposés.

 

Manifestation demain a Bruxelles

 

C’est en effet le 12 septembre que Bruxelles avait reçu les plans de restructuration revisés pour les chantiers de Szszecin et  de Gdansk et Gdynia. La Commission européenne qui avait accepter en juillet d’accorder un délai supplémentaire demandait le remboursement des aides publiques perçues par les chantiers de Szczecin et Gdynia pour leur éviter la faillite au motif du non respect du principe de concurrence. Le cas de Gdansk étant traité séparèment car il a déjà été repris par un groupe ukrainien, Donbass, qui veut également mettre la main sur les chantiers de Gdynia.

Cette affaire risque en tout cas de prendre encore de l’ampleur puisque Solidarnosc,  le syndicat fondé par un électricien des chantiers de Gdansk au début des années 80, un certain Leck Walesa, entend  manifester demain à Bruxelles pour protéger cette entreprise et plus largement, l’industrie navale polonaise.

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Mardi 9 septembre 2008

Varsovie veut sauver ses chantiers navals menacés de faillite. Les trois sites en question, les chantiers de Gdynia, Szczecin et Gdansk, propriété de l’Etat, sont très endettés ce qui a amené Varsovie a injecter des fonds. Une intervention qui ne respecte pas les règles de la concurrence selon la Commission européenne. S’en est suivi un long marathon qui a abouti le 5 septembre a l’annonce par le ministre polonais du Trésor de la signature d’accords, qualifiés de "definitifs", avec des investisseurs. Ceux-ci seraient prêts à reprendre et à assurer la restructuration des trois chantiers menacés de faillite, le tout devant être présenté à Bruxelles mi-septembre. En juillet, la Commission avait en effet accordé un délai supplémentaire à la Pologne pour revoir ses plans de restructuration pour les deux chantiers de Gdynia et Szczecin, le cas de Gdansk étant traité à part car il est deja propriété de l’ukrainien Donbass. La date butoire était fixée au 12 septembre.


Deux repreneurs en lice


Deux entreprises se seraient ainsi déclarées intéressés. Il s’agit de la société ukrainienne ISD
qui souhaiterait reprendre les chantiers de Gdynia alors qu’un consortium polono-norvégien, Mostostal Chojnice-Ulstein, serait intéressé par les chantiers de Szczecin. Le tout demandera tout de même de nouvelles participations de l’Etat à hauteur de quelque 370 millions d’euros selon les estimations du ministre du Tresor alors qu’une augmentation de capital des chantiers de 150 millions d’euros est également envisagé. L’ukainien ISD envisagerait de réunir les chantiers de Gdynia à ceux de Gdansk.


Une forte charge émotionnelle


 
Pour les autorités de Varsovie l’enjeu est de taille. En effet ces trois chantiers navals ont une très forte charge émotionnelle dans le pays. C’est des chantiers de Gdansk que Solidarnosc, le premier syndicat libre du bloc de l’Est a émergé en 1980. Des chantiers qui auront employés près de 17.000 personnes au début des années 80, parmi eux un simple electricien devenu depuis une icône, Lech Walesa. Ils ne sont plus que 3.000 aujourd’hui. Jusqu’à présent, tous les plans proposés par Varsovie étaient jugés par la Commission comme non compatibles avec les règles européennes encadrant les aides publiques. Celles-ci étaient trop élevées, la participation du privé jugée insuffisante et la viabilité des chantiers considérée comme nullement assuré. Bruxelles menaçait même d’exiger le remboursement des aides de l’Etat, estimées à 2,1 milliards d’euros pour les seuls chantiers de Szczecin et Gdynia. Une réponse négative de la Commission serait un coup dur pour l’actuel gouvernement accusé par l’opposition de ne pas défendre ses chantiers navals. Verdict le 12 septembre.

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Samedi 22 décembre 2007
3119697012-la-republique-tcheque-la-slovenie-la-slovaquie-la-pologne-l.jpg   Lundi 7 janvier 2008, je suis dans l'Express Varsovie-Berlin qui me ramène vers  l'Ouest  après  une escapade polonaise. En traversant l'Oder a moitié gelé qui délimite la frontière germano polonaise, je réalise que je n'ai pas été contrôlé par des douaniers des deux pays. Douaniers polonais en uniforme kaki, aux mines patibulaires, et douaniers allemands tout droit sortis d'un épisode de Derrick. Les deux nationalités effectuant des contrôles communs mais se regardant en chiens de faïence. Entre temps, Schengen s'est élargie.
"Cet idéal est a jamais celui de vivre dans un continent de liberté et de sécurité. C'est pourquoi cet acte, cette levée de barrières est si important pour l'Europe." C'est par ces paroles que José Socrates,  le premier ministre Portugais et président en exercice de l'Union Européenne a salué  l'élargissement de l'espace Shengen. Etaient présents notamment Donald Tusk le prmier ministre polonais, la chancelière Angela Merkel et  José Manuel Barroso le président de la Commssion européenne.
  C'est enfin la fin du "rideau de fer" ce qui représente un symbole fort pour les huit anciens pays  communistes.  En effet, la République Tchèque, la Slovénie, la Slovaquie, la Pologne, l'Estonie, la Lituanie et la Lettonie ont rejoint ce vendredi 21 décembre l'espace Schengen. Il aura fallu des mois de préparatifs pour coordonner le système de visa unique, et les 9000 kilomètres de nouvelles frontières. Ces huit pays espèrent  ainsi donner un coup de fouet à leurs économies respectives.
  L'espace Schengen qui prévoit la suppression des contrôles d'identité aux frontières entre les pays signataires, selon l'un des principes constitutifs de l'Union européenne, "la libre circulation des personnes",  devient ainsi une vaste zone regroupant 24 pays  et  400 millions de citoyens.
  Un point noir persiste pourtant, c'est  la fameuse crainte du "plombier polonais", seul argument martelé lors du débat du référendum sur la Constitution européenne.  Les citoyens  de la "vieille  Europe" sont ils prêts à voir arriver  sur les marchés du travail nationaux  des travailleurs venus des nouveaux pays membres?
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Lundi 17 décembre 2007
pict-20060106PHT04108.jpg   Donald Tusk, a effectué ce mardi 11 décembre sa première visite d'Etat en Allemagne depuis son accession aux responsabilités en novembre. Les relations bilatérales ont été jusqu'à présent troublées notamment par des questions allant du gazoduc aux  polèmiques relatives  aux Allemands  contraints à l'exode en 1945.
  Un réchauffement des relations bilatérales semblent se confirmer, Angela Merkel a ainsi déclaré  que "l'Allemagne a le plus grand intérêt à entretenir de bonnes relations avec la Pologne, notre voisin et partenaire de l'UE". L'un des dossiers les plus épineux concerne le projet de création d'un gazoduc reliant la Russie à l'Allemagne qui contournerait la Pologne et les Pays Baltes en passant sous la mer Baltique.
  Les vives tensions qui opposent la Russie à la Pologne, notamment à cause du bouclier anti-missile et de l'embargo russe sur la viande polonaise, font craindre à Varsovie d'être privé de livraison de gaz russe pourtant indispensable à son économie. La Russie pourrait ainsi utilisé l'arme du gaz pour influer sur le contexte politque en Europe Centrale, que ce soit en Pologne, en Ukraine ou des les Pays Baltes. Soucieux, le premier Ministre, Donald Tusk cherche à trouver un arrangement et il a ainsi déclaré, "je pense évidemment à la Russie dans ce contexte et la chancelière Merkel s'est montrée prête à se joindre à ces entretiens".
  L'alliance énergétique entre le russe Gazprom et les allemands BASF et EON devrait aboutir en 2010 par la mise en service de ce gazoduc de plus de 3000 km dont 1189 sous la mer, avec un volume de 27 milliards de mètres cubes par an dans un premier temps, puis à terme de 55 milliards.
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Dimanche 9 décembre 2007
W130px-0210-europa-EUUK.jpg   Depuis novembre 2005, une crise diplomatique oppose la Pologne à la Russie . En effet, la Federation de Russie impose depuis 2 ans un embargo sur la viande polonaise sous prétexte que celle-ci ne remplirait pas les conditions sanitaires requises. En réponse la Pologne bloque les négociations sur un accord de partenariat entre l'UE et la Russie qui doit comporter un volet énergétique vital pour les Européens.Le 13 mars dernier, L'union Européenne avait tenté de parvenir à un accord permettant de lever cet embargo et ainsi de sortir de la crise, en vain.
  Mais, un dénouement heureux semble se profiler à l'horizon. Marek Sawicki, le nouveau ministre polonais de l'Agriculture se rendra cette semaine à Moscou pour rencontrer Alexeï Gordeïev, son homologue russe pour négocier la fin de l'embargo russe sur la viande polonaise. M. Gordeïev a ainsi déclaré qu'il avait "invité le ministre polonais de l' Agriculture à se rendre à Moscou" et qu'il pensait qu'il viendrait.
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Dimanche 2 décembre 2007
    images-copie-2.jpg Le nouveau Premier ministre polonais, Donald Tusk a présenté ce vendredi dans son discours d’investiture les grandes lignes de sa politique économique. Parmi les grands themes abordés, il a affirmé    qu’il était dans l’intérêt de la Pologne de se préparer à entrer au plus vite dans la zone euro. Mais il n’a pas fixé de calendrier à ce processus même si selon certains commentateurs cela devrait se faire avant l’euro de football de 2012 qui sera organisé conjointement par la Pologne et l’Ukraine. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Jaroslaw Kaczynski.
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Mercredi 17 octobre 2007
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  Alors que la question de l'indépendance du Kosovo fait la une de l'actualité depuis quelques mois et que la cavale des criminels de guerre Serbes se poursuit, je me suis souvent demandé s'il y avait d'autres raisons d'ordres purement économiques qui pourraient expliquer le fait qu'aucune date ne soit fixé pour l'adhésion de la Serbie à l'UE. J'ai essayé e trouver des réponses.
  D’ici à la fin 2008, l’UE devrait conclure un accord initial avec tous les pays des Balkans occidentaux, dont la Serbie, ce qui pourrait ouvrir la voie à terme à une adhésion à l’union. Olli Rehn, le commissaire européen chargé de l’élargissement a ainsi déclaré « je pense que toutes les conditions seront remplies en 2008 et que nous serons alors à même de parachever la conclusion d’accords de stabilisation et d’association avec tous les pays de la région. » En ce qui concerne la Serbie, indépendamment des difficultés politiques liées à la collaboration avec le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie, qu’en est-il de la situation économique ? Grâce notamment à une croissance soutenue de près de 6% par an et une entrée importante d’investissements directs étrangers, la situation économique ne cesse de s’améliorer depuis 2000. Néanmoins, la pérennité de cette amélioration passe par la poursuite des réformes et du rapprochement avec l’UE. Il y a un ensemble d’indicateurs qui montre une nette amélioration de la situation économique. En effet, les investissements directs étrangers, dus pour l’essentiel à des privatisations que ce soit dans le secteur bancaire ou de la téléphonie mobile, se sont accélérés depuis 2004, pour en 2006 dépassé les 4 milliards d’euros. L’inflation a été jugulée, puisqu’elle est passée de 17,5% en 2005 à 6,6% en 2006. Les finances publiques ont connu un rééquilibrage depuis 2005, avec un excédent de 1% en 2006 tandis que le dinar s’est apprécié de 8% par rapport à l’euro la même année. Mais, un certain nombre de points faibles persistent. Tout d’abord, le déficit structurel de la balance des paiements courants de 10,5% du PIB qui révèle une compétitivité insuffisante de l’offre nationale. De plus, le taux de chômage, représentant environ 20% de la population active, qui freine le développement local de la Serbie même s’il faut noter le poids de l’économie informelle, mal prise en compte dans les statistiques officielles.
Par crifomanuel
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