Dimanche 7 février 2010
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La Pologne fait figure d'exemple en Europe. Seul pays à avoir bénéficier d'une croissance positive au sein de l'Union Européenne, elle peut en effet s'en orgueillir d'un
taux de croissance de 1,7% en 2009. "La Pologne est de loin le pays de l'Union Européenne affichant la meilleure performance économique en 2009" a ainsi déclaré Lars Christensen, économiste à la
Dansk Bank, ajoutant que "sa croissance est également impressionnante si on la compare à l'économie mondiale". Toutefois, Varsovie a eu à subir la crise puisqu'en 2008 elle affichait une
croissance de 5%.
De multiples explications
Mais comment expliquer cette relative solidité de son économie? Outre " des fondamentaux économiques assez bons", "la Pologne n'était pas mal préparée à la crise car elle a évité des politiques
trop risquées" souligne Witold Orlowski, économiste chez PriceWaterHouseCoopers. La croissance des crédits y a en effet été relativement lente par rapport à ce qu'ont pu connaître d'autres pays
d'Europe centrale et orientale. Une fois la crise arrivée, la Pologne a également su éviter d'avoir recours à une politique de relance "qui aurait pu écorner son image de pays
financièrement stable" analyste t'il. Autre source d'explication, la relativement faible ouverture de l'économie polonaise dont les exportations ne représentent que 40% de son PIB. La Pologne est
ainsi moins impactée que ses voisins par la récession de ses partenaires économiques. Avec près de 40 millions d'habitants, la Pologne représente également un marché suffisamment important
pour assurer un débouché à la production nationale. Varsovie peut même se payer le luxe de voir sa consommation progresser de 2,3%. en 2009 . Dernier moteur de la croissance : l'Union Européenne.
Les fonds structurels ont en effet contribué pour près d'un point à la croissance polonaise.
Un Premier ministre satisfait
De tels résultats ne peuvent que satisfaire le Premier Ministre Polonais Donald Tusk. Celui-ci déclarait ainsi "qu'il s'agit maintenant de préserver ou d'accélérer cette croissance". Devant un
parterre de journaliste, il annonçait à la Bourse de Varsovie son ambition "de limiter la dette et réduire le déficit pour faire de la Pologne le pays le plus attrayant d'Europe pour les
investisseurs". Donald Tusk a également indiqué que "le ratio de la dette publique sur le PIB est meilleur en Pologne que dans la plupart des grands pays de l'UE" tout en précisant que ce n'était
pas assez pour son gouvernement. Avec une prévision à 55%, la dette polonaise risque en effet de se rapprocher dangereusement du seuil limite des 60% du PIB imposé par l'Europe tandis que
son déficit public s'établiera aux alentours de 7% du PIB. Autre source d'inquiétude, la montée du chômage qui devrait se poursuivre. Lars Christensen prévoit en effet que le taux de chômage
"devrait continuer de croître et atteindre 12% à 12,5% à la mi 2010".
Par crifomanuel
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Publié dans : Macroéconomie
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