Le bouclier anti-missiles est enterré, en tout cas pour son volet concernant l’Europe Centrale. C’est Barack Obama qui l’a annoncé hier. Fini donc les
batteries de missiles anti-missiles implantées sur le territoire polonais ainsi que le radar installé en République Tchèque. Il ne s’agit pas vraiment d’une surprise puisque la rumeur courait
déjà depuis quelque temps mais cette decision traduit une inflexion des relations entre les Etats-Unis et les pays d’Europe Centrale pourtant pro-américains.
Il s’agit en effet d’un véritable camouflet pour les gouvernements de ces deux pays pour qui ce projet représentait un gage de sécurité non négligeable face au géant russe. Mais l’Europe Centrale ne semble pas être une priorité pour la nouvelle administration américaine. Bien au contraire.
Obama aura donc préféré favoriser de bonnes relations avec le tandem Poutine-Medvedev alors que se profile à l’horizon des négociations importantes tant en matière d’armement que sur le dossier iranien. Dans la foulée la Russie, qui voyait dans ce projet une menace au sein même de son pré-carré, a annoncé qu’elle n’installerait pas de missiles Iskander dans son enclave de Kaliningrad. Tout est bien qui finit bien donc, sauf pour Varsovie et Prague.